Alerte de santé publique / Une enquête lancée par RESF :"Notre société peut-elle sortir indemne de l’expulsion d’enfants de sans papiers ?"


Alerte de santé publique / Une enquête lancée par RESF (Réseau Education Sans Frontières)  : 
"Notre société peut-elle sortir indemne de l’expulsion d’enfants de sans papiers  ?"

Membres, amis ou proches du Réseau Education Sans Frontières, nous avons constaté, à travers notre pratique et nos engagements, un double phénomène qui nous choque.
D’une part, le traumatisme psychologique qu’entraînent pour les enfants les actes violents d’enfermement, de menace d’expulsion, voire d’expulsion tout court. Nous ne nous inquiétons pas seulement de l’injustice de telles pratiques d’un point de vue légal ou moral, mais aussi d’un point de vue de santé publique.
L’État n’a pas le droit de porter atteinte aux habitants d’un pays, et encore moins aux plus faibles d’entre eux, les enfants. Nous nous inquiétons bien sûr de voir bafouer les droits fondamentaux de la personne et en particulier les droits de l’enfant, mais aussi, d’un point de vue psychopathologique, des séquelles qu’entraînent de tels agissements.
Une inquiétude qui semble d’ailleurs partagée par les autorités de ce pays dans d’autres contextes. Il est de plus en plus fréquent de voir, à l’occasion de situations dramatiques et spectaculaires (attentats, prises d’otage, accidents), des cellules psychologiques dépêchées en urgence sur les lieux du dommage.
D’autre part, en partant de cette inquiétude née chez des professionnels de la santé, parents d’élèves, enseignants et voisins, qui, à divers titres, sont touchés par un tel phénomène, nous souhaitons attirer l’attention sur un autre risque, beaucoup plus massif et, d’un point de vue de santé publique, beaucoup plus grave. Ce que nous appelons l’effet miroir.


Enquête sur l’effet miroir

En France, nous avons constaté à plusieurs reprises les séquelles causées sur des personnes qui ne sont pas directement touchées par des départs forcés, des arrestations musclées ou même, à certaines époques, par la déportation de populations.
Si maintes études existent sur les effets subis par des personnes victimes directes d’actions violentes et autoritaires, on s’est rarement intéressé aux effets psychopathologiques et aux séquelles que laissent de tels actes dans la population non directement touchée. (...)

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