La stratégie nationale de santé et le rapport 2017 sur les droits de l’enfant appellent à un renforcement de la PMI


La stratégie nationale de santé 2018-2022 (SNS), rendue publique début novembre par le ministère de la santé, définit des "priorités spécifiques à la politique de santé de l’enfant, de l’adolescent et du jeune".
Parmi elles figurent des objectifs mentionnant directement la PMI, notamment :
"- Renforcer le réseau de la protection maternelle et infantile
- Améliorer l’attractivité des statuts et des conditions d’exercice des professionnels de santé de protection maternelle et infantile et de médecine scolaire "
.
La SNS 2018-2022 est consultable en ligne, le volet sur la santé de l’enfant figure pages 73 à 82.

De son côté le rapport 2017 du Défenseur des droits et de la Défenseure des enfants sur les droits de l’enfant aborde une longue partie sur le droit des enfants à la santé.
Dans ce cadre le rapport évoque le dispositif de PMI et et préconise notamment :
" La loi a prévu en particulier une animation nationale des actions de PMI, qui apparait d’autant plus intéressante que peut être constatée une aggravation sensible des disparités de fonctionnement entre territoires. Une première réunion du comité technique créé à ce titre, s’est effectivement tenue en janvier 2017 sous l’égide de la Direction générale de la Santé et de l’Assemblée des départements de France. Le Défenseur des droits salue la mise en place de cette instance et recommande que ses modalités d’organisation et de fonctionnement ainsi que ses objectifs soient précisés par voie réglementaire"
et
"... le Défenseur des droits attend une mobilisation effective des pouvoirs public, qui doit se traduire par une inscription, dans la stratégie nationale de santé, des missions et objectifs de la PMI et de la médecine scolaire, ainsi que des moyens nécessaires à leur exercice."
Le rapport est également en ligne et le focus sur la PMI et la santé scolaire figure pages 46 à 48.
Le SNMPMI a été auditionné lors de la préparation du rapport. On lira la contribution du syndicat en document joint.